Undercity (New York Underground) by Andrew Wonder & Steve Duncan

Le nouveau documentaire court-métrage de Andrew Duncan, Undercity, s’aventure dans l’entre de la ville de New-York. Le jeune vidéaste a suivi pendant plusieurs jours et nuits un archéologue/guide des temps modernes afin de découvrir la face cachée (en majorité souterraine) d’un New York oublié et abandonné. Au fur et à mesure de leur expédition, les deux aventuriers nous font d’abord découvrir les stations fermées du métro datant du début du siècle autour de Fulton Street. Il est intéressant de voir comment se déplacent les deux acolytes tant le stress et la peur de se faire prendre se font sentir.

En effet, comme spécifié au début du film, aucune autorisation spéciale n’a été demandée à la municipalité et ses partenaires, une autorisation qui se serait sans doute soldée par un refus. C’est ainsi que, par ironie du sort, Steve Duncan et Andrew Wonder se retrouvent à devoir jouer à cache-cache avec la Police, les agents de sécurité, les passants ou encore les trains traqueurs des tunnels New-Yorkais.

Ensuite, c’est vers le West Side Highway qu’ils nous emmènent dans le but de se faufiler dans un tunnel qui autrefois fournissait la ville en eau potable sous les traits d’un canal partant de l’Hudson river et arrivant dans Manhattan et qui, une fois recouvert à cause de la pollution et des eaux souillées en 1812, devint…Canal Street. Puis ce sont les innombrables tunnels qu’ils vont explorer, premiers témoins de la naissance des graffitis et dans lesquels de nombreux SDF se sont construit des foyers suite à la politique d’expulsion ultra-sécuritaire lancé par le Maire Giuliani. Le film transpose de façon assez surprenante cette peur ambiante et ce stress de l’inconnu dans un monde souterrain quasiment vierge.

C’est enfin par une ascension du Williamsburg Bridge que se termine cette exploration. Comme le déclare Steve Duncan face caméra : “c’est vraiment dommage, car il n’y a aucune façon d’accéder aux meilleurs endroits de la ville sans être exposé et totalement à découvert”. L’interdit et l’inconnu de ce projet font tout l’intérêt du film et rappelle en quelque sorte, que malgré les fondements propres et singuliers sur lesquels elle a été construite, la ville reste difficilement appropriable…

(Voir notre dossier complet spécial New York : New York Files / A Tribute To The City)

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: